L’OR DE VÉRITÉ

Au Louvre, l’exposition “Vermeer et les maîtres de la peinture de genre” nous présente certaines oeuvres de Gérard Dou. Sa spécialité ? Dérouler de minuscules narrations comme la Ménagère et le Peseur d’Or qui ne dépassent pas les 30 cm. Pourtant, avec La Femme Hydropique (1663), le maître de la peinture « fine » s’autorise un format plus grand. Dans ce… Continue reading

L’ORACLE DE DELFT

L’Astronome ou plutôt L’Astrologue (1668). Voilà un titre qui hésite entre deux options pourtant bien distinguées par le dictionnaire : « Astronomie (n.f.) : Science qui étudie les positions relatives, les mouvements, la structure et l’évolution des astres » – « Astrologie (n.f.) : Discipline ayant pour objet l’étude des corrélations entre la configuration, la… Continue reading

LIBERTÉ SURVEILLÉE

Au Louvre, les salles dédiées à la peinture française font défiler les maîtres du XIXe siècle : David, Ingres, Géricault, Delacroix, etc. Tous nous présentent leur époque, parfumée de leur style… Deux salles du parcours présentent les toiles d’un romantique moins connu : Théodore Chassériau. Si la première pièce capte les couleurs chaudes du ciel oriental, la seconde nous… Continue reading

PRIÈRE D’ENTRÉE

Au Louvre, les natures mortes de Chardin s’arrêtent sur tous les détails de la maison : un chaudron de cuivre renversé sur le carrelage, un panier de prunes posé sur le buffet, un fond d’assiette oublié sur la nappe… Mais parfois, le peintre recule la toile pour attraper dans son cadre la vie du foyer. Il s’agit souvent… Continue reading

BAS LES PATTES !

Géricault n’a pas seulement peint le Radeau de la Méduse. Il serait d’ailleurs bien dommage de réduire toute son oeuvre à ce “hit”. Ce serait résumer Beethoven à l’Hymne à la Joie ou Les Rolling Stones à Satisfaction. D’ailleurs, en terme de joie ou de satisfaction, Géricault préfère largement les chevaux pur-sang aux chaloupes percées. Il va peindre l’animal… Continue reading

UN PROFIL PAS TRÈS LYS

Au Musée du Louvre, les escalators de l’aile Richelieu remontent le temps à leur manière. Depuis les marbres baroques de la cour Puget, ils élèvent les visiteurs vers le Moyen-âge, les Flandres du XVIIe ou le Second Empire de Napoléon III. Chaque étage présente à son entrée une oeuvre “phare” pour attirer le visiteur dans… Continue reading

UNE PERSPECTIVE LAISSÉE EN PLAN

Au Louvre, le dernier étage de l’aile Richelieu distribue les peintures flamandes et hollandaises. Certaines toiles nous font découvrir les intérieurs coquets du XVIIe siècle. Ces visites indiscrètes nous révèlent la vie des chaumières : dans la cuisine, Monsieur se fait arracher les dents ; dans leur chambre, les enfants suivent une laborieuse leçon de… Continue reading

DELACROIX ET LA BANNIÈRE

Au Louvre, une grande salle rouge fait la part très belle aux romantiques. Parmi les immenses formats défilent Géricault, Chassériau ou Delacroix. Les toiles de ce dernier ne forcent pas toujours la joie : Scènes de Massacres à Scio, Dante et Virgile aux enfers, La mort de Sardanapale, Le naufrage de Don Juan… On découvre l’Homme prisonnier de… Continue reading

BONTÉ EN RUINES

Bains publics, aqueducs, portiques, villas, obélisques… La production d’Hubert Robert ressemble parfois à un diaporama de la Rome Antique. Surnommé « Robert des ruines », ce préposé aux vestiges reste un peintre méconnu. Ses architectures dévastées repousseraient-elles les regards ? L’artiste est pourtant un bâtisseur, un visionnaire. Lorsqu’il peint la Vue de la Grande Galerie… Continue reading

INJUSTES NOCES

Le Louvre aime Poussin, des salles entières lui sont consacrées. On y voit ses personnages défilant dans leurs toges colorées : Les Sabines se font enlever, Diogène balance son écuelle, Saphire est foudroyée, Moïse est sauvé des eaux… Des épisodes bibliques ou antiques qui n’en finissent plus de vieillir, la faute à un classicisme poussiéreux qui ne serait plus capable… Continue reading